Catégorie: Séance 2 – Amplifier ou dégrader (Copie de copie de document)

Démarche

En m’inscrivant à cette journée professionnelle intitulée Copy-Party, je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir copier. Une vaste étendue de possibilités dans un établissement comme la médiathèque Diderot de Rezé. Quel espace choisir?  Quel sujet?  De la fiction?  Du doc? Et quel(s) document(s)? Je n’ai pas cherché à creuser car je me suis dit que le choix s’imposerait tout naturellement le jour J face aux étagères. À la fin de la conférence de Lionel Maurel, on y était. Enfin, il fallait se lancer! J’ai commencé par me diriger vers l’espace MST, multimédia sciences et techniques optant pour le documentaire. Là, après quelques hésitations, j’ai sorti du rayon Cuisine un document.  Très vite, je suis allée à la page qui m’intéressait. Étant en possession d’un vin que je conserve pour le servir avec un plat approprié mais qui n’est pas celui qui vient immédiatement à l’esprit, j’ai joint l’utile à l’agréable dans cet acte  de copie. Outre la page de la recette,  j’ai photographié les 1ère et 4ème de couv ainsi que les références de l’ouvrage: date de parution et maison d’édition.  Je garde donc trace  de ma source. J’emprunterai peut-être ce document lors d’une prochaine visite. Peut-être pas!

Poursuivant mon exploration et m’interrogeant sur ma démarche, j’ai retiré des rayons un autre documentaire. Cette fois-ci en loisirs créatifs, fonds côtoyant celui de la cuisine qui est elle-même acte de création et de bricolage. Là, j’ai photographié deux modèles que je me tricoterai un soir, au coin du feu ! Ici un petit haut, là une ceinture.  Comment parvenir à la concrétisation de ces objets presque de fantasme? En suivant ce qui est indiqué et que j’ai pris soin d’installer dans la mémoire de l’appareil photo intégré à ma tablette. Car oui, là encore des questions ont affleuré. Quel support de fixation apporter? J’étais venue équipée de mon appareil photo et de ma tablette. Prendre un cliché d’un extrait de bouquin, était-ce bien judicieux? J’aurais été contrainte de prendre la page en plusieurs fois. J’ai dégainé ma tablette et … shooté!

Ces balbutiements m’ont conduite en Arts, Langues et Littérature. J’ai avoué avoir réfléchi brièvement à mon choix de copie en amont et quelques idées me sont venues. Je n’avais pas tenté cette aventure juste pour repartir avec des extraits dont je me servirai éventuellement par la suite. J’étais venue pour échanger et partager comme cela fut le cas avec deux participantes qui avaient opté pour le même espace que moi sur l’acte de copie et le jusqu’au-boutisme de cet acte. Et chiche de copier tout un ouvrage puisque toute barrière était levée? Mais pas seulement ! Je voulais conserver une photo dans un ouvrage, un documentaire entre le livre d’artiste et le témoignage de catastrophes naturelles et drames humains. Ce livre était mis en exergue lors d’une vitrine consacrée aux catastrophes il y a quelque temps et au fond de moi, c’était cet ouvrage qu’il me fallait retrouver pour pouvoir en extraire une trace correspondant à mes goûts. Je garderai ainsi rémanence de cette journée de Copy-Party et de ce moment où j’ai découvert ce livre. J’avais eu le coup de cœur en le consultant sur la table de présentation et je me souviens de la discussion qu’avait suscitée cet heureux hasard avec la collègue de permanence en Arts, Langues et Littérature ce jour-là, sur cette plage horaire et qui avait été un beau moment. Ce plaisir s’est renouvelé ce midi lorsqu’à mon tour, j’ai présenté l’ouvrage à la collègue qui se trouvait dans le même rayon que moi et que je lui ai montré l’extrait avec lequel je repartirai. L’acte de copie s’accompagne de l’acte de sélection. Et puisque je m’étais engagée à réserver mes copies pour mon usage personnel, il m’était important de communiquer et échanger dessus pendant l’acte.

Suzanne

Située au deuxième étage et accessible par un escalier en béton, la bibliothèque des enfants regorgeait d’un nombre impressionnant de livres. Lequel choisir? Je commençais par déambuler dans cet espace et me retrouvais de façon assez fortuite devant une collection de contes. Un livre retint mon attention. Boucle d’Or et les trois ours s’offrait à mon regard dans une version d’Olivier Douzou. Je fus projetée à quelques mois de là, au cours d’une matinée où je recevais de  jeunes enfants pour une séance de bébés-lecteurs. Nous avions invité les grands frères et soeurs présents à venir se joindre à nous. Quelle ne fut ma surprise de constater l’émerveillement de tous au moment  de ce récit. Ce fut pour les plus grands une incursion dans le monde de la petite enfance, le plaisir de redevenir petit pour quelques instants. Je tenais là mon livre c’était certain.

Cette version était assez surprenante. Épuré, le graphisme était géométrique. Les chiffres répondaient aux lettres dans une harmonie de couleurs primaires. Cette présentation apportait en somme un souffle  très contemporain à cette oeuvre. J’en fis une copie instantanément. Je détenais mon premier livre copié à usage strictement personnel que je destinais à ma nouvelle bibliothèque de travail virtuelle. Je disais adieu à mes réticences et savourait le bonheur de cette révolution numérique en marche!

Amplifié ou dégradé ? (#copyparty, suite)

Copie de copie.

Partant du document copié en main, et couplant à une réflexion, après présentation de l’autobiographie des objets de François Bon (où Chacun des objets du passé ouvre, sinon un monde, du moins sur une perception et un trajet dans le monde : c’est comme si, chacun de ces objets, scruté, regardé de près puis de plus loin, envisagé dans ses rapports multiples avec son propriétaire, son intercesseur, son origine, sa destinée, pouvait permettre de déplier de façon heuristique une manière de voir et un parcours, à la fois intime et générique), nous allons scruter le document comme nous scrutons un objet étranger, et tenter d’en écrire tour ce qu’on peut en écrire jusqu’à épuisement ou égarement.

Réécrire ce document – sans le paraphraser : c’est à dire : si c’est une image, l’écrire sans insert d’images ; si c’est du texte, l’écrire sans rien en citer ; l’écrire autre ; n’en révéler, dans le corps du texte, aucun élément contextuel trop éclairant (notice, auteur, date).

Les textes produits sont à lire ici.

LE NOUVEAU SITE DE L’ORPAN

Votre nouveau site web est en ligne, accessible à tous. Il s’agit de faire connaître notre association au monde entier, quel défi ! Ne pas aller à l’encontre de la législation…  Nous avons fait appel à un photographe professionnel et une agence spécialisée. Notre démarche a été de mettre en avant nos souhaits et nos objectifs pour publier les actions de lORPAN. Définir l’architecture, la charte, personnaliser notre site… a pris du temps, nous vous remercions d’avoir été patients.  Faire aimer notre site pour faciliter l’accès à tout public, partager nos missions auprès de tous et nous faire connaître sont avant tout notre choix… Vous, internautes : nous espérons avoir répondu à vos souhaits. Nous tenons également à remercier les adhérents qui ont permis d’agrémenter les pages par des photographies. Nous sommes à votre écoute pour apporter des modifications ou des ajouts pour la richesse de notre site. Nous vous rappelons que ce site, mis à jour régulièrement, est à votre disposition pour maintenir des liens fondamentaux avec l’Office et accéder à toutes les actions mises en place ; n’hésitez pas à nous contacter si nécessaire.

Liu Bolin

Nouvelles acquisitions : N’hésitez pas  à les emprunter !

Déambulation lente et jubilatoire, comme une fin d’après-midi pluvieuse chez Coiffard, à la découverte de cet Espace Diderot

Stoppée.

Un documentaire, grand format, carré,  à la couverture colorée sur fond blanc. Deux mots : LIU BOLIN

Livre en main, je distingue. Cherche à comprendre.

Photo d’un rayonnage de boîtes de conserves -marques inconnues-, minutieusement empilées. Lumière blafarde de grande surface.

A la base, sur le carrelage grisâtre, une paire de  ballerines chinoises se confond avec le sol… Couleur, oui, confondante, à peine perceptible. Indice des brides.

Un homme… L’artiste !

L’artiste peint. De la tête aux pieds. Yeux clos.

Ballerines, pantalon, vareuse, mains, visage, cheveux. Chaque centimètre carré peint.

Mise en scène édifiante.

Art ! Art du camouflage !

J’ouvre l’ouvrage…

Galerie Paris-Beijing.

Et je feuillette avec délectation…. exerçant l’œil à repérer, distinguer.

Liu Bolin.

le son

écrire le son

le son n’existe pas?

le son comme objet?

le son comme fantôme?

le son comme création?

le son comme sensation?

  le son comme mémoire?

                                                                le son à entendre?

…  50 questions

giulia lors de l’atelier copy party du 14/03/2013

Copy-vert !

En ce moment je cherche des conseils pour du jardinage, car j’ai les pensées vertes (printemps ! jardin ! Soleil ! Potager ! Fleurs ! Printemps ! ) sans forcement avoir les doigts verts (l’année dernière n’était pas une réussite .. ). Il faut bien commencer quelque part, n’est-ce pas ?

(4 saisons du jardin bio)

/H.R