Catégorie: Actu

[Annonce] Littérature numérique & création en réseau (30/05/2013, St-Herblain)

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Avec An Mertens, écrivaine et artiste, membre du collectif Constant à Bruxelles.

Jeudi 30 mai 2013

Maison des Arts à St Herblain

maisondesarts.saint-herblain.fr

Renseignements et inscriptions auprès du Centre Ressources du Livre en région Pays de la Loire

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Déroulé de la journée

9h30 : Accueil café

10h : Des littératures numériques – conférence de An Mertens, suivi d’un échange avec le public. Si le genre du roman est né avec l’invention de l’imprimerie au Moyen-Age et que le livre tel que nous le connaissions a pris des centaines d’années à trouver sa forme, quelles sont les nouvelles formes littéraires ayant émergé avec l’invention de l’ordinateur, de l’Internet et plus largement des infrastructures digitales qui ont pris place dans notre quotidien ? Plutôt qu' »une réponse, An Mertens propose un parcours subjectif dans l’histoire de la littérature numérique à travers des oeuvres et des expérimentations au croisement de l’écriture collaborative, des créations hypertextes, du code comme ouvroir de potentialité, ou encore de la fiction en réseau et roman génératif imprimé à la demande.

12h30 : Pause déjeuner

14h : Écrire une fiction collaborative – Atelier en groupe restreint.

Plusieurs écrans, plusieurs participants et pourtant une seule et même fiction à la fin. À partir d’un Etherpad (éditeur de texte collaboratif en temps réel), chacun est invité à partager la même page et tous participent à l’écriture d’un récit commun dont le processus est visible de tous.

Mise en ligne de la fiction collaborative sur le blog dédié de l’atelier, avec une attention particulière sur les licences qui accompagnent une publication sur Internet.

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Intervenante : An Mertens, écrivaine et artiste

an

An Mertens est active comme artiste depuis 2007. Dans son travail elle expérimente avec les pratiques de l’écriture et la narration de récits. Chaque piste de recherche peut amener à différentes formes, allant des publications digitales et analogues aux installations, balades, performances.

Depuis 2008 elle est membre active de Constant, un atelier interdisciplinaire basée à Bruxelles, qui se concentre sur la culture et l’éthique du web. La pratique artistique de Constant est inspirée par la façon avec laquelle les infrastructures technologiques, les échanges de données et les logiciels déterminent nos vies quotidiennes. Quelques chantiers importants sont le logiciel libre, les alternatives au copyright et le (cyber)féminisme. Dans ce cadre An focalise sur les défis qui nous posent la littérature numérique.

adasboard.org ; constantvzw.org

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installation – Tot Later/Ciao

Parmi ses récentes créations :

  • Un roman distribué Tot Later/Ciao, version d’auteur (Constant, juin 2011), édition grand public (De Bezige Bij Antwerpen, avril 2013)
  • L’écriture in situ en collaboration avec la Bibliothèque Sans Souci & Bronks : Openb♥♥r Schrijver Boektegoed
  • Recherche sur la création collective en collaboration avec KWP De Pianofabriek, Mangrove-Tentactile, Simon Yuill, Kristy Stansfield & Pierre Marchand : Colapsekode & Kaleidoscope
  • Recherche sur la richesse des langues non-officielles présentes à la Cage aux Ours, un quartier suburbain de Bruxelles, en collaboration avec Peter Westenberg & Clémentine Delahaut :De Schaarbeekse Taal/La Langue Schaarbeekoise
  • Recherche sur le remixage de textes littéraires en collaboration avec Femke Snelting : Joyeuse Année, Joyeux Domaine Public
  • Recherche sur la construction d’une identité légale en collaboration avec Heath Bunting, Z33 & fo.am : Une identité légale pour les arbres : The Identity of Trees
  • Groupe de travail autour de la littérature numérique en collaboration avec Catherine Lenoble, Nicolas Malevé, Olivier Heinry : algolit@lists.constantvzw.org

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Une sélection de liens à explorer – proposée par An Mertens

-> Général

Reporting du groupe de travail Algo-lit : http://www.adashboard.org/?p=917

Des idées d’un collectif d’artistes & designers: http://lines.thecafesociety.org/

-> Hypertexte

Toute page web avec des liens et des oeuvres littéraires dites ‘traditionnelles’

Michael Joyce, Afternoon, a story : https://www.youtube.com/watch?v=djIrHF8S6-Q
Shelley jackson, Patchwork Girl : https://www.youtube.com/watch?v=KXFEqyXrbqU

-> Ecriture procédurale

Grande source d’inspiration en littérature dite ‘analogue’: http://www.oulipo.net/

Cent mille milliards de poème: http://www.growndodo.com/wordplay/oulipo/10%5E14sonnets.html

Générer une oeuvre de théâtre à partir de wikipedia: http://www.epicpedia.org/

Dialogue simple avec un robot psy: http://nlp-addiction.com/eliza/

Robots poètes: http://motorhueso.net/facebook/ & leur manifesto:http://motorhueso.net/text/mp.php

La mort des auteurs: http://constantvzw.org/publicdomainday/

Ecrire à partir d’une archive: http://kurenniemi.activearchives.org/logbook/?page_id=521

/// Collaborative authorship

L’exemple historique & exemplaire: http://www.wikipedia.org/

A Million penguins, la tentative d’écriture littéraire par wiki: http://web.archive.org/web/20071012114909/http://www.amillionpenguins.com/wiki/index.php/Main_Page

Le piratage créatif: http://rhizome.org/editorial/2012/apr/19/impermanent-book/

[Redocumentation] Jeudi 14 mars 2013 : deuxième journée du cycle

Copy this, Copy that. Par Leeks. CC-BY-NC. Source  : Flickr

Copy this, Copy that. Par Leeks. CC-BY-NC. Source : Flickr, reprise par Lionel Maurel

Copy party – Communs, données publiques et culture libre (14/03/13, Bibliothèque de Rezé, avec Lionel Maurel)

Le bilan subjectif, par Lionel Maurel, de l’ensemble de cette journée est à lire sur son site scinfolex. Il y témoigne de ce qui s’est passé ce jeudi 14 mars à Rezé. Merci à lui pour son intervention de grande tenue, limpide et riche, mais aussi pour sa présence attentive, marque de son intérêt avéré pour le partage et l’échange de connaissances et de questions, dont témoigne cet article, et particulièrement cette phrase :

« L’enseignement que je tire de cet évènement, c’est qu’il paraît important d’inscrire la Copy Party dans une démarche plus vaste et d’en faire le support d’une action de médiation culturelle. »

…Où le modèle hybride (expérimental et ouvert) que représente ce cycle de formation porte ses fruits, quand l’intervenant vient y apprendre quelque chose en même temps que de délivrer son savoir (et quel savoir)

…Où les mots co-apprentissage et mutualisation ne sont pas vains.

I –Ce que copier veut dire par Lionel Maurel

En powerpoint, ci-dessous, les slides de Lionel Maurel, et la captation vidéo de la conférence  qui les accompagnait. Beau moment d’éducation et de réflexion, où l’arme de compréhension du monde qu’est la langue (si spécifique) du Droit nous est livrée explicitée, plutôt qu’assénée. La perspective de Lionel Maurel remonte loin (jusqu’aux Temps des cavernes), ne néglige pas les détails essentiels, et demeure accessible.

« Ce que j’ai voulu démontrer dans ma présentation : « Ce que copier veut dire ». Contrairement à ce que l’on veut trop souvent nous faire croire, copier, ce n’est pas voler ou tricher, mais apprécier, partager et réinventer pour créer à son tour.

Et c’est comme cela depuis la nuit des temps… Notre époque est la première à perdre le sens de cette vérité profonde. »

Captation vidéo de l’intervention de Lionel Maurel.

II – Copy party (dans la Médiathèque Diderot)

Principes de l’expérimentation
Le 7 mars 2012, à La Roche-sur-Yon, Lionel Maurel, Silvère Mercier et Olivier Ertzscheid inauguraient le concept de Copy Party, par une première mondiale qui fait date. Le happening est à la fois militant et pédagogique : Lionel Maurel en explicite les fondements sur son blog (Silex) : » Depuis une réforme du régime de la copie privée intervenue le 20 décembre 2011, le législateur a explicitement indiqué que les copies privées, pour être légales, devaient être réalisées à partir d’une « source licite ». La loi n’indique cependant pas que ces sources licites sont limitées aux exemplaires dont le copiste serait propriétaire. A ce titre, il existe d’autres manières de se procurer de telles sources licites et les bibliothèques en sont une. En effet, consulter ou emprunter un document en bibliothèque constitue un moyen d’accéder légalement à une œuvre protégée. C’est la raison pour laquelle une Copy Party est désormais possible en bibliothèque. Avant la réforme de décembre 2011, des incertitudes existaient, à la fois dans la jurisprudence et dans la doctrine, au sujet de cette question de la source licite (dite aussi, « licéité de la source »).

Lors de la Copy Party, vous pouvez donc réaliser des reproductions à partir des documents et ressources qui font régulièrement partie des collections de la bibliothèque. Cela vaut par exemple pour les livres, les périodiques (revues et magazines), les CD ou les DVD. »

Notre proposition faite à Lionel Maurel, un des auteurs-initiateurs de cette journée et de ce concept, à la fois bibliothécaire et juriste, était de nous aider à réfléchir ensemble, par le biais de ce mode de rassemblement, sur cette notion de « communs » qui nous concerne tous. Son propos introductif (voir ci-dessus) aura mis en perspective la notion de Copy Party, laquelle, mise en pratique ensemble, fut une promenade réflexive (et non pas un hold-up, ou braquage de ressources ou ce qu’on pourrait s’imaginer en lisant trop vite : l’évènement Copy Party a des règles, il respecte les lois en vigueur et les interroge) au cœur de ce beau bâtiment, qu’est la Médiathèque Diderot de Rezé, une flânerie orientée.

Au top départ, lorsque chacun part en quête de quelque chose à copier, ce qui s’entame est un moment de recherche, d’une recherche active. Que voudrais-je emporter avec moi, et garder, de ces milliers de documents, se dit-on, face à la masse documentaire. Et tout comme une contrainte formelle et temporelle précipite l’écriture, en contexte d’atelier, l’orientation vers la copie, la formulation de cet « objectif » ludique enrichit notre errance entre les rayonnages.

L’échange qui suit, et conclut ce deuxième moment de la journée est riche en nouvelles questions et problématisations, entre bibliothécaires et usagers, entre individus, entre lecteurs, auditeurs, regardeurs : un partage.

III – Atelier de pratique

Durant cet atelier de pratique en groupe restreint, nous avons ensuite revisité, avec Catherine Lenoble, certaines des questions posées le matin, lors de l’intervention de Lionel Maurel et de la Copy Party qui suivit. Nous continuons de nous plier aux règles strictes de la copie privée : et pour ne pas diffuser de copie de ce document destiné à usage privé, nous en appelons à l’intertextualité, à la réécriture de ce que nous lisons. Ce que je copie je le lis, je me l’approprie, et sitôt lu, appréhendé, approprié, il en résulte autre chose. Ce que je lis, je le transforme, je l’augmente de ma lecture.  (Et le partage des connaissances est un élan, une porte ouverte vers de futures créations).

Exercice 1 Amplifier ou dégrader (Copie de copie de document)

Partant du document copié le matin même, gardé par devers soi, nous couplons cette appropriation à une réflexion sur sa nature même. Qu’advient-il de ce dont nous nous emparons, ce que nous lisons n’est-il pas sitôt réécrit en nous ? Après présentation de l’autobiographie des objets de François Bon (où chacun des objets du passé considéré ouvre, sinon un monde, du moins sur une perception et un trajet dans le monde : c’est comme si, chacun de ces objets, scruté, regardé de près puis de plus loin, envisagé dans ses rapports multiples avec son propriétaire, son intercesseur, son origine, sa destinée, pouvait permettre de déplier de façon heuristique une manière de voir et un parcours, à la fois intime et générique), nous allons scruter le document comme nous scruterions un objet étranger, et tenter d’en écrire tout ce qu’on peut en écrire jusqu’à épuisement.

La consigne,  donc :

Réécrire ce document – sans le paraphraser : c’est à dire : si c’est une image, l’écrire sans insert d’images ; si c’est du texte, l’écrire sans rien en citer ; l’écrire autre ; n’en révéler, dans le corps du texte, aucun élément contextuel trop éclairant (notice, auteur, date).

Les textes produits sont à lire ici.

Exercice 2 –  Le glossaire, suite.

Après l’intervention  du matin, par Lionel Maurel, relevé collectif des mots nouveaux pour les participants, travail de documentation en ligne puis reformulation individuelle par chacun des participants, d’un élément de langage inédit pour elle/lui. Les textes produits sont à lire ici.

Cette suite vient s’ajouter au #glossaire en germe, démarré journée 1,  à lire ici.

[Annonce] Copy party – Communs, données publiques et culture libre (14/03/13, Rezé)

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Copy party – Communs, données publiques et culture libre

avec Lionel Maurel, juriste et bibliothécaire (alias Calimaq,  http://scinfolex.wordpress.com/)

Jeudi 14 mars 2013
Bibliothèque de Rezé
Médiathèque Diderot, place Lucien-Le-Meut, 44400 Rezé

Renseignements & inscriptions

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Déroulement de la journée

9h30 : Accueil café

10h : Conférence de Lionel Maurel autour des notions des biens communs, de culture libre et de domaine public , puis temps d’échange à propos du principe de Copy Party, en tant qu’application pratique, assimilable, vivante, de ces concepts fondamentaux et militants.

Copy party expérimentale dans la médiathèque de Rezé, en fin de matinée.

12h30 : Pause déjeuner

14h : Atelier « copier/donner » : Exercice d’écriture de la copie : écriture à propos d’un document de ma bibliothèque, réinterprétation, intertextualité – écriture en ligne et en direct sur le blog dédié.
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Copy party ?

// Le 7 mars 2012, à La Roche-sur-Yon, Lionel Maurel, Silvère Mercier et Olivier Ertzscheid inaugurent le concept de Copy Party, par une première mondiale qui fait date. Le happening est à la fois militant et pédagogique : Lionel Maurel en explicite les fondements sur son blog (Silex) :

 » Depuis une réforme du régime de la copie privée intervenue le 20 décembre 2011, le législateur a explicitement indiqué que les copies privées, pour être légales, devaient être réalisées à partir d’une « source licite ». La loi n’indique cependant pas que ces sources licites sont limitées aux exemplaires dont le copiste serait propriétaire. A ce titre, il existe d’autres manières de se procurer de telles sources licites et les bibliothèques en sont une. En effet, consulter ou emprunter un document en bibliothèque constitue un moyen d’accéder légalement à une œuvre protégée. C’est la raison pour laquelle une Copy Party est désormais possible en bibliothèque. Avant la réforme de décembre 2011, des incertitudes existaient, à la fois dans la jurisprudence et dans la doctrine, au sujet de cette question de la source licite (dite aussi, « licéité de la source »).

Lors de la Copy Party, vous pouvez donc réaliser des reproductions à partir des documents et ressources qui font régulièrement partie des collections de la bibliothèque. Cela vaut par exemple pour les livres, les périodiques (revues et magazines), les CD ou les DVD. »

Nous avons proposé à Lionel Maurel, un des auteurs-initiateurs de cette journée et de ce concept, à la fois bibliothécaire et juriste, de nous aider à réfléchir ensemble, par le biais de ce mode de rassemblement, sur cette notion de « communs » qui nous concerne tous. Son propos introductif mettra en perspective la notion de Copy Party, laquelle, mise en pratique ensemble, nous permettra de prolonger ensemble et activement cette réflexion.

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Principes de la Copy Party (repris du blog de la première Copy Party, sur la campus de l’IUT de La Roche-sur-Yon, en 2012) :

QU’EST-CE QU’UNE COPY-PARTY ? Un évènement permettant aux usagers équipés de scanners, de téléphones ou d’ordinateurs portables de les amener et de copier des livres, cd, ou dvd en provenance des collections des bibliothèques !

A QUELLES CONDITIONS PEUT-ON PARTICIPER A UNE COPY-PARTY ?
●    Ces copies doivent être réservées pour votre usage personnel
●    Chaque personne doit faire ses propres copies avec son propre matériel de reproduction (appareil photo, téléphone portable, etc.)
●    Elles doivent être réalisées à partir des documents originaux consultés dans une bibliothèque
●    L’acte de copie ne doit pas briser une mesure de protection technique (DRM)

QUEL EST L’OBJECTIF D’UNE COPY-PARTY ? Au travers d’une action symbolique, militante et festive, il s’agit :
●    de sensibiliser les usagers à la législation sur le droit d’auteur et la copie privée ainsi qu’aux problématiques du partage des oeuvres aujourd”hui
●    d’attirer l’attention sur l’intérêt et le rôle des bibliothèques dans la diffusion, le partage et l’accès aux connaissances au XXI ème siècle.
●    de questionner les acteurs politiques nationaux et locaux sur l’essor des politiques de criminalisation des pratiques numériques et sur l’urgence de maintenir une libre circulation des savoirs dans le cadre d’une offre légale.

DE QUOI A-T-ON BESOIN POUR PARTICIPER ?
D’un peu de matériel. Au choix, un smartphone équipé d’un appareil photo et ou d’une application permettant de scanner des documents, et/ou un ordinateur portable avec un scanner, et/ou un appareil photo numérique, de quelques DVD vierges si vous souhaitez copier des DVD.
Et d’un peu d’engagement : à votre arrivée, vous devrez signer un document par lequel vous vous engagez à ne réutiliser le produit de cette copy-party qu’en conformité avec le code de la propriété intellectuelle, dans le cadre d’un usage strictement personnel.

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L’intervenant : Lionel Maurel, juriste et bibliothécaire

(Par thesupermath. CC-BY-SA. Source : Wikimedia Commons)

« Il est temps selon moi d’instaurer une “pax numerica” en trouvant de nouveaux moyens de financer la création et les auteurs. Des solutions ont été proposées du côté de la licence globale ou de la contribution créative. Il est temps de les mettre en œuvre.  Par ailleurs, il me semble essentiel de consacrer beaucoup plus fermement la notion de “biens communs” dans l’environnement numérique. Le savoir et la connaissance ne peuvent pas être soumis à un régime d’appropriation exclusive comme les biens matériels. Quand je partage un bien matériel, il se divise. Mais quand je partage une connaissance, elle se multiplie et se propage. Le droit doit prendre en compte les caractéristiques propres de l’environnement numérique.  Ce serait le moyen à mon sens de tirer pleinement profit de l’intelligence collective qui est à l’œuvre sur Internet et qui constitue sans doute l’un des biens les plus précieux de l’humanité aujourd’hui. A titre personnel, je m’efforce de faire de mon mieux pour rendre à l’intelligence collective tout ce qu’elle me donne. »

(extrait d’un entretien avec Guénaël Boutouillet pour livreaucentre.fr)

 Lionel Maurel http://scinfolex.wordpress.com/

À la fois conservateur des bibliothèques et spécialisé dans les questions juridiques liées à leurs activités, notamment sur tout ce qui touche aux droits d’auteur dans l’environnement numérique, cette double compétence de juriste et de bibliothécaire lui confère une expertise rare dans ces domaines mouvants et problématiques. Il anime le site Calimaq S.I.Lex, au croisement du droit et des sciences de l’information. Il est co-fondateur du collectif SavoirsCom1. Lionel Maurel a à cœur de « rendre à l’intelligence collective tout ce qu’elle lui donne » (voir aussi cet entretien avec lui).

[Redocumentation] Jeudi 10 janvier 2013 : première journée du cycle.

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Jeudi 10 janvier 2013 – journée 1

Olivier Ertzscheid et Laurent Neyssensas se sont succédé on stage devant un amphithéâtre bondé, pour deux interventions parfaitement complémentaires ; deux manières d’Histoire du web, subjectives, c’est-à-dire en rapport avec leur champ de recherche spécifique. En attendant, d’ici quelques semaines, de diffuser ici les captations vidéo de ces récits, réflexions, et échanges avec le public ; d’ores et déjà une manière de résumé de cette journée. (Quant à Marguerite Duras, sa magnifique présence est cachée dans une des deux présentations powerpoint de nos invités).

I – Les 4 révolutions du web par Olivier Ertzscheid

Article sur affordance.info ;

Captations idéos :

Etat des lieux, histoire du web, de la bibliothèque, Web, 2.0, 3.0 ? , partie 1, par Olivier Ertzscheid (affordance info)


Etat des lieux, histoire du web, de la bibliothèque, Web, 2.0, 3.0 ? (2/2) partie 2, par Olivier Ertzscheid (affordance info).

Les slides (incluant montage vidéo final) :  Histoire web-oe from olivier

II –Une chance de comprendre – comprendre sa chance ? Laurent Neyssensas

Une chance de comprendre – comprendre sa chance ? Laurent Neyssensas (1/2) from Guenael Boutouillet on Vimeo.

Une chance de comprendre – comprendre sa chance ? Laurent Neyssensas (2/2) from Guenael Boutouillet on Vimeo.

III – Atelier de pratique

Durant cet atelier de pratique en groupe restreint, nous avons ensuite déplié, avec Catherine Lenoble, certaines des questions posées le matin.

Il s’agit d’un atelier d’écriture et de publication : car qui dit web dit publication, et ce n’est pas la moindre des mutations évoquées : l’ « accès » dont vivons l’âge (cf. Jeremy Rifkin) est certes un accès accru à l’information, mais surtout un accès multiplié à la publication, voire une inversion des postures, dès maintenant et plus encore dans le futur – « on » publie en même temps que d’écrire, et manquant de formation, « on » publie d’emblée, sans réfléchir l’acte d’écrire. La nécessité de se pencher sur les deux processus, et de le faire en simultanéité, nous apparaît fondamentale – et notamment pour les médiateurs du livre à qui s’adresse en priorité ce cycle de formation.

Le premier exercice parcourt plusieurs concepts clés, selon un principe d’écriture simple : « Se présenter en une courte biographie à la troisième personne du singulier, dont un mot sur dix contienne un lien hypertexte, issu de recherches préalables sur le web ». Les participants sont formés à l’usage de wordpress, CMS en libre accès ; ils écrivent connectés, font des recherches sur le web et constituent un texte selon cette enquête en sérendipité ; ils enquêtent sur eux-mêmes et sur les traces qu’ils laissent sur le réseau ; ils s’énoncent en contexte de publication (et réfléchissent de fait à la représentation d’eux-mêmes, plus ou moins distanciée, qu’ils mettent en ligne) ; ils insèrent des liens. Et ce petit insert infime (mais répété), via simple copier-coller, outre les enseignements pratiques (lire une ligne au moins de code html, appréhender l’existence et l’importance des adresses URL) qu’il dispense, permet de se pencher avec attention sur nos processus d’écriture et de lecture, sur leur entremêlement permanent et singularisé, sur la possibilité offerte par l’hypertexte : l’économie (de signes, d’espace sur la page) et l’amplification (de documentation annexe, de possibilités d’ouverture et d’expansion du texte). La consigne et les textes sont à lire ici.

Le second exercice est une réinterrogation, quelques heures après, de ce qui fut énoncé la matin même, de son pouvoir d’étonnement, de découverte, par le prisme du langage même. Nous commençons de constituer, avec les participants, un glossaire collaboratif – partant de ce qu’on n’a pas bien, ou seulement partiellement ,compris, partant surtout de mots qui nous disent quelque chose mais d’encore imprécis, se servir dans la bibliothèque ouverte qu’est le web, pour en refonder une en version miniature, une très petite encyclopédie mutualisée. La consigne et les textes sont à lire ici.

Journée 1 : « Histoire du web, de la bibliothèque. Web, 2.0, 3.0 » | Jeudi 10 Janvier 2013

Dans la continuité de ce qui fut inauguré lors d’une journée professionnelle, sous l’égide du Centre de Ressources du Livre, en décembre 2011, intitulée http://mutationsnumeriques.wordpress.com/ , ce cycle propose sur l’année 2013 une formation-action aux pratiques des outils de publication numérique et connectée. à des médiateurs du livre, lecteurs, néophytes…

Le cycle [lire+écrire]numérique se découpe en quatre journées, chacune élaborée autour d’un temps d’intervention  (conférence connectée) le matin, dont les hypothèses et problématiques sont dépliées, creusées durant un temps d’atelier l’après-midi.

Pour cette première rencontre, rendez-vous est donné au Pôle Yonnais de l’Université de Nantes, partenaire avec qui nous lançons et nous clôturerons ce parcours. Et pour rentrer dans le vif sujet, une conférence introductive « histoire du web et bibliothèque 2.0, web 3.0 » est proposé, animé en duo par Olivier Ertszcheid et Laurent Neyssensas, tous les deux membres de l’équipe pédagogique du DUT Info Comm de la Roche sur Yon.

PROGRAMME

État des lieux, histoire du web, de la bibliothèque. Web, 2.0, 3.0

Jeudi 10 Janvier 2013 – pôle yonnais de l’Université de Nantes

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9h30 : Accueil café

10h : Conférence introductive en duo, Olivier Ertszcheid et Laurent Neyssensas : Un état des lieux du web citoyen et marchand. perspectives sur ce qu’est le web 3.0, qu’on appelle aussi web sémantique ou web des objets, ses possibilités, ses problématiques et ses dangers. Deux heures suivies d’un échange avec le public.

12h30 : Pause déjeuner

14h : Atelier « Mon histoire du web » : Atelier de trois heures en groupe restreint. Inauguration du blog dédié au cycle de formation, introduction aux spécificités de l’écriture en ligne (insertions d’éléments multimédia, liens hypertextes) suivi d’un exercice d’écriture autour de ses propres rapports et représentations du web. Avec ce premier corpus de textes pour le blog, nous tracerons ainsi un ensemble de trajectoires, un récit collectif par l’agrégation de ces trajectoires.

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LES INTERVENANTS

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Olivier Ertzscheid  http://affordance.typepad.com/

Maître de conférences en sciences de l’information et de
la communication. En poste à l’IUT de La Roche sur Yon (université de
nantes) depuis 7 ans. Etudes de lettres avant de rédiger une thèse de
doctorat sur la question de l’hypertexte. S’intéresse depuis à la
manière dont les connaissances et les informations circulent sur le
web, à ce que cela change dans nos pratiques culturelles et dans la
manière de nous approprier ces contenus. Regarde attentivement la
manière dont les nouveaux écosystèmes marchands qui dominent
l’économie de l’accès conditionnent à leur tour nos pratiques
culturelles et informationnelles.

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Laurent Neyssensas | http://neyssensas.com/

Formé initialement à la photographie, Laurent Neyssensas à abordé des genres aussi variés que la prise de vue publicitaire ou la photographie scientifique . Sa curiosité pour la technologie l’a amené à s’intéresser et à se spécialiser dans les technologie émergentes.
Responsable de projets prospectifs en partenariat avec les principaux acteurs du domaine, il a développé des compétences sur les méthode de veille créative,le travail collaboratif et plus largement l’intelligence collective. Il intervient régulièrement dans différentes conférences, formations initiales ou continues sur l’aspect méthodologique et statégique de la gestion de projet, l’organisation informationnelle en créativité et plus largement sur le rôle du design dans les interactions humain-machine. Parallèlement à ses activités professionnelles Laurent Neyssensas développe une pratique artistique autour de l’image.

// LISTE & PISTE DE LIENS À EXPLORER

recommandés par Olivier Ertzscheid

Pour ne rien rater d’essentiel ou d’inessentiel
http://rezo.net/
http://arstechnica.com/
http://www.ecrans.fr/
http://www.framablog.org/index.php/

Pour apprendre
http://ocw.mit.edu/courses/
http://www.revues.org/

Pour comprendre
Les réseaux. http://www.zephoria.org/thoughts/
Le livre. http://lafeuille.blog.lemonde.fr/
Les communs. http://paigrain.debatpublic.net/
Le droit. https://scinfolex.wordpress.com/
La sociologie (des réseaux). http://www.bodyspacesociety.eu/

Pour réfléchir
Sur les données. http://www.christian-faure.net/
Sur le virtuel. http://queau.eu/
Sur les lectures industrielles. http://alaingiffard.blogs.com/
Sur le design. http://www.my-os.net/archives/

Pour le titre mais pas que
http://hyperbate.fr/dernier/

Pour les merveilles contenues
http://www.ubu.com/
http://www.archive.org

Parce que sans lui nous ne serions pas là à discuter de tout ça
http://dig.csail.mit.edu/breadcrumbs/blog/4

Pour le plaisir (de constater que l’homme le plus puissant du monde a un blog pour pourri avec 4 billets publiés en bleu sur fond noir)
http://too.blogspot.fr/

Parce que c’est bon de rire parfois
http://www.girlsandgeeks.com/

Parce que c’est beau
http://ffffound.com/
http://bibliodyssey.blogspot.fr/

Parce que
http://www.confessions-voleur.net/

recommandés par Laurent Neyssensas

Fondements, y revenir : http://archive.org

Historique/français (indispensable, culture commune) : http://www.internetactu.net

Des mots sur des images : http://www.culturevisuelle.org

Big Mama Big Data, l’historique : http://personalpages.manchester.ac.uk/staff/m.dodge/cybergeography/atlas/

Big Mama Big Data, aujourd’hui : http://www.visualcomplexity.com/vc/ et http://www.visualizing.org/

Vers une nouvelle esthétique : http://new-aesthetic.tumblr.com/

Des liens que l’on pioche dans une curation désordonnée d’images : http://www.flickr.com/

… fuse et diffuse au fur et à mesure : https://twitter.com/Atelier_Veille et http://library.lecolededesign.com/marquespages.php?u=l.neyssensas

… pearltree : http://pear.ly/XKz

… tumblr : http://www.tumblr.com/blog/neyssensas

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RENSEIGNEMENTS & INSCRIPTIONS

A télécharger :

programme 10 janvier 2013

bulletin inscription 10 janvier 2013

Inscriptions au plus tard le 7 janvier 2013 auprès de Virginie Guiraud : virginie.guiraud[@]paysdelaloire.fr ou crl[@]paysdelaloire.fr – 02 28 20 60 78 (ou 02 28 20 60 79) crl@paysdelaloire.fr

Historique/français (indispensable/culture commune)