[Redocumentation] Jeudi 30 mai 2013 : troisième journée du cycle

hotglue

src : Au départ une page blanche… sur laquelle on vient coller du texte, des images : hotglue.me est un système de gestion de contenus alternatif aux CMS de type Drupal et WordPress afin de faciliter la création de pages web directement à partir de son navigateur suivant le principe du collage.

voir : http://anafoor.hotglue.me/ créé par An Mertens et retrouver l’ensemble des liens parcourus lors de son intervention.

Littérature numérique & création en réseau (30/05/2013, Maison des Arts Saint-Herblain, avec An Mertens)

Le cycle [lire+écrire]numérique, itinérant en région Pays de la Loire, est l’occasion lors de chacune des journées d’explorer avec les lieux partenaires, les invitations et les formats, tant dans la rencontre du matin que dans la mise en pratique l’après-midi.

Un grand merci donc à An Mertens pour avoir enfilé toutes les casquettes artiste-conférencière-médiatrice lors de cette journée ainsi qu’à l’équipe de la Maison des Arts pour son accueil chaleureux et la mise à disposition de son espace numérique tout à fait adapté à la situation pour l’atelier.

I. Des littératures numériques

Un parcours subjectif à travers quelques histoires de la littérature numérique.

Cette rencontre avait un goût particulier à la fois parce que An Mertens fût présente toute la journée favorisant un temps idéal d’échange et d’apprentissage mais aussi pour son intervention en qualité d’artiste-écrivaine la positionnant du côté de la création vis-à-vis de la lecture et de l’écriture, là où nos précédents invités sont intervenus dans des champs liés à la recherche, l’enseignement, le design et la prospective ou encore le droit, la culture libre et les métiers de bibliothécaire. Elle nous a donc invité à relire de manière sensible son parcours, ses recherches et ses expérimentations, ses engagements – ce qu’écrire dans un environnement en réseau peut recouvrir en terme d’usages, d’oeuvres, d’expériences et en quoi cela a enrichi sa pratique. En suivant ainsi sa trajectoire artistique singulière, il s’agissait de découvrir un pan de l’histoire de la littérature numérique, et entre les lignes, des histoires, de l’art et des techniques.

Une belle occasion encore de prolonger les réflexions sur les usages de la lecture (journée 1) et la notions de communs, de licence libre et de domaine public (journée 2).

Slides

Pour revoir ou consulter les slides d’An Mertens par ici.

Vidéos

Captation vidéo, épisode#1

Captation vidéo, épisode#2

Captation vidéo, épisode#3

II. Atelier de pratique

Une fois n’est pas coutume, nous avons co-animé à trois l’atelier en groupe restreint de l’après-midi ; une manière de faire qui permet déjà d’éprouver un environnement de travail collaboratif. La préparation de l’atelier à trois et à distance a en effet elle-même nécessité la mise en place en amont d’un etherpad – éditeur de texte temps réel ou espace d’écriture collaborative en ligne répondant à de multiples usages pédagogiques, culturels (prise de notes collectives lors d’une réunion, écriture d’un texte commun par plusieurs personnes à distance, mise en commun d’informations pour un événement, etc) ; le même outil que nous utiliserons pour l’atelier en le détournant de ces usages à des fins créatives et fictionnelles.

La consigne : à partir des portraits réalisés lors de l’atelier du 10 janvier, en choisir un et inviter ce personnage-portrait à s’incarner, se raconter, dialoguer, prendre place dans un espace fictionnel commun – l’etherpad. Des questions posées par les trois animateurs, dont les réponses tournent entre les participants à la manière d’un cadavre exquis, permettent d’intervenir sur le cadre fictionnel et de créer des lieux ou des sujets de discussion afin que les personnages puissent s’animer et dialoguer par la suite.

L’atelier est pensé en deux temps :

> un premier moment tous réunis pour aborder la notion de publication de contenus sous Creative Commons et échanger sur le choix d’une licence pour le blog [lire+écrire], étape nécessaire afin de pouvoir ré-exploiter les contenus du blog et énoncer ainsi la consigne (1h) ;

> une deuxième session où le groupe remixe les "portraits hypertextes" produits par les participants lors de la journée de janvier pour développer un nouveau contenu, fictionnel, à partir d’un etherpad en travaillant dans deux ateliers distincts et tester une écriture collective "à distance" (2h).

1. Publier sous licence Creative Commons

Déjà vu ce type de logos accompagnant des sites internet ?

CC

Ces logos permettent d’identifier les options choisies par l’auteur d’une oeuvre ou d’un contenu (texte, image, vidéo, etc) informant le public dans quelle mesure cette oeuvre ou ce contenu peut-être partagé, remixé, ré-utilisé sous une licence Creative Commons.

Creative Commons est une organisation à but non lucratif qui a pour dessein de faciliter la diffusion et le partage des oeuvres tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numerique.

creativecommons.fr

Creative Commons met à disposition 6 licences, nous avons ainsi échangé autour des conditions qui s’appliquent à chacune de ces licences (Attribution, Pas d’utilisation commerciale, Partage dans les mêmes conditions, Pas de modification) afin de valider, par le choix d’une licence, ce qui jusqu’à présent avait été oralement approuvé par les participants des différents ateliers, à savoir l’autorisation de la mise en ligne des productions issues des ateliers à des fins pédagogiques.

En choisissant la licence CC-BY-SA, nous encourageons le partage, le remix et la ré-utilisation des contenus du blog, afin que les vidéos et les textes circulent, favorisent des savoirs communs et inspirent de nouvelles initiatives !

2. Écrire une fiction collaborative avec un éditeur de texte temps réel

L’objectif d’une écriture fictionnelle collaborative à partir d’un outil tel etherpad a servi de fil conducteur à cet atelier, même si les archives ne produisent pas une fiction en tant que telle. Non pas que l’usage soit complexe mais les potentialités qu’il recèle et les contraintes d’écriture qui peuvent s’y ajouter peuvent favoriser des prolongements, des interruptions, des ratures, des ponctuations, des échos, des dialogues, ou autres exquis récits.

Il aurait été nécessaire pour cela d’avoir un peu plus de temps et une contrainte plus resserrée ou un groupe ayant l’habitude de travailler ensemble pour produire une fiction ; hors nous n’étions pas dans ces conditions et l’objectif premier était de faire découvrir la potentialité de l’outil par la pratique et la discussion. L’etherpad a à la fois suscité de nombreuses réactions (quel usage avec des adolescents, la question du relationnel et des règles qui persistent ou disparaissent à travers une interface technologique, le rapport à la publication et à l’archivage, etc) et ouvert de belles idées d’écriture autour de la fenêtre de chat (en faire un lieu de narration à contrainte, y faire apparaître des notes de bas de page ou encore une voix off).

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Lire aussi les "repensées" de An Mertens sur son blog adashboard (for fiction).

Ci-dessous  : captures d’écran d’une forme narrative écrite en temps réel avec les participants.

pad1
pad2
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Un commentaire

  1. Ping : » Redocumentation Lire+Ecrire Numérique Adashboard (for fiction)

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