[Annonce] Littérature numérique & création en réseau (30/05/2013, St-Herblain)

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Avec An Mertens, écrivaine et artiste, membre du collectif Constant à Bruxelles.

Jeudi 30 mai 2013

Maison des Arts à St Herblain

maisondesarts.saint-herblain.fr

Renseignements et inscriptions auprès du Centre Ressources du Livre en région Pays de la Loire

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Déroulé de la journée

9h30 : Accueil café

10h : Des littératures numériques – conférence de An Mertens, suivi d’un échange avec le public. Si le genre du roman est né avec l’invention de l’imprimerie au Moyen-Age et que le livre tel que nous le connaissions a pris des centaines d’années à trouver sa forme, quelles sont les nouvelles formes littéraires ayant émergé avec l’invention de l’ordinateur, de l’Internet et plus largement des infrastructures digitales qui ont pris place dans notre quotidien ? Plutôt qu’"une réponse, An Mertens propose un parcours subjectif dans l’histoire de la littérature numérique à travers des oeuvres et des expérimentations au croisement de l’écriture collaborative, des créations hypertextes, du code comme ouvroir de potentialité, ou encore de la fiction en réseau et roman génératif imprimé à la demande.

12h30 : Pause déjeuner

14h : Écrire une fiction collaborative – Atelier en groupe restreint.

Plusieurs écrans, plusieurs participants et pourtant une seule et même fiction à la fin. À partir d’un Etherpad (éditeur de texte collaboratif en temps réel), chacun est invité à partager la même page et tous participent à l’écriture d’un récit commun dont le processus est visible de tous.

Mise en ligne de la fiction collaborative sur le blog dédié de l’atelier, avec une attention particulière sur les licences qui accompagnent une publication sur Internet.

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Intervenante : An Mertens, écrivaine et artiste

an

An Mertens est active comme artiste depuis 2007. Dans son travail elle expérimente avec les pratiques de l’écriture et la narration de récits. Chaque piste de recherche peut amener à différentes formes, allant des publications digitales et analogues aux installations, balades, performances.

Depuis 2008 elle est membre active de Constant, un atelier interdisciplinaire basée à Bruxelles, qui se concentre sur la culture et l’éthique du web. La pratique artistique de Constant est inspirée par la façon avec laquelle les infrastructures technologiques, les échanges de données et les logiciels déterminent nos vies quotidiennes. Quelques chantiers importants sont le logiciel libre, les alternatives au copyright et le (cyber)féminisme. Dans ce cadre An focalise sur les défis qui nous posent la littérature numérique.

adasboard.org ; constantvzw.org

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installation – Tot Later/Ciao

Parmi ses récentes créations :

  • Un roman distribué Tot Later/Ciao, version d’auteur (Constant, juin 2011), édition grand public (De Bezige Bij Antwerpen, avril 2013)
  • L’écriture in situ en collaboration avec la Bibliothèque Sans Souci & Bronks : Openb♥♥r Schrijver Boektegoed
  • Recherche sur la création collective en collaboration avec KWP De Pianofabriek, Mangrove-Tentactile, Simon Yuill, Kristy Stansfield & Pierre Marchand : Colapsekode & Kaleidoscope
  • Recherche sur la richesse des langues non-officielles présentes à la Cage aux Ours, un quartier suburbain de Bruxelles, en collaboration avec Peter Westenberg & Clémentine Delahaut :De Schaarbeekse Taal/La Langue Schaarbeekoise
  • Recherche sur le remixage de textes littéraires en collaboration avec Femke Snelting : Joyeuse Année, Joyeux Domaine Public
  • Recherche sur la construction d’une identité légale en collaboration avec Heath Bunting, Z33 & fo.am : Une identité légale pour les arbres : The Identity of Trees
  • Groupe de travail autour de la littérature numérique en collaboration avec Catherine Lenoble, Nicolas Malevé, Olivier Heinry : algolit@lists.constantvzw.org

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Une sélection de liens à explorer – proposée par An Mertens

-> Général

Reporting du groupe de travail Algo-lit : http://www.adashboard.org/?p=917

Des idées d’un collectif d’artistes & designers: http://lines.thecafesociety.org/

-> Hypertexte

Toute page web avec des liens et des oeuvres littéraires dites ‘traditionnelles’

Michael Joyce, Afternoon, a story : https://www.youtube.com/watch?v=djIrHF8S6-Q
Shelley jackson, Patchwork Girl : https://www.youtube.com/watch?v=KXFEqyXrbqU

-> Ecriture procédurale

Grande source d’inspiration en littérature dite ‘analogue’: http://www.oulipo.net/

Cent mille milliards de poème: http://www.growndodo.com/wordplay/oulipo/10%5E14sonnets.html

Générer une oeuvre de théâtre à partir de wikipedia: http://www.epicpedia.org/

Dialogue simple avec un robot psy: http://nlp-addiction.com/eliza/

Robots poètes: http://motorhueso.net/facebook/ & leur manifesto:http://motorhueso.net/text/mp.php

La mort des auteurs: http://constantvzw.org/publicdomainday/

Ecrire à partir d’une archive: http://kurenniemi.activearchives.org/logbook/?page_id=521

/// Collaborative authorship

L’exemple historique & exemplaire: http://www.wikipedia.org/

A Million penguins, la tentative d’écriture littéraire par wiki: http://web.archive.org/web/20071012114909/http://www.amillionpenguins.com/wiki/index.php/Main_Page

Le piratage créatif: http://rhizome.org/editorial/2012/apr/19/impermanent-book/

[Redocumentation] Jeudi 14 mars 2013 : deuxième journée du cycle

Copy this, Copy that. Par Leeks. CC-BY-NC. Source  : Flickr

Copy this, Copy that. Par Leeks. CC-BY-NC. Source : Flickr, reprise par Lionel Maurel

Copy party – Communs, données publiques et culture libre (14/03/13, Bibliothèque de Rezé, avec Lionel Maurel)

Le bilan subjectif, par Lionel Maurel, de l’ensemble de cette journée est à lire sur son site scinfolex. Il y témoigne de ce qui s’est passé ce jeudi 14 mars à Rezé. Merci à lui pour son intervention de grande tenue, limpide et riche, mais aussi pour sa présence attentive, marque de son intérêt avéré pour le partage et l’échange de connaissances et de questions, dont témoigne cet article, et particulièrement cette phrase :

"L’enseignement que je tire de cet évènement, c’est qu’il paraît important d’inscrire la Copy Party dans une démarche plus vaste et d’en faire le support d’une action de médiation culturelle."

…Où le modèle hybride (expérimental et ouvert) que représente ce cycle de formation porte ses fruits, quand l’intervenant vient y apprendre quelque chose en même temps que de délivrer son savoir (et quel savoir)

…Où les mots co-apprentissage et mutualisation ne sont pas vains.

I -Ce que copier veut dire par Lionel Maurel

En powerpoint, ci-dessous, les slides de Lionel Maurel, et la captation vidéo de la conférence  qui les accompagnait. Beau moment d’éducation et de réflexion, où l’arme de compréhension du monde qu’est la langue (si spécifique) du Droit nous est livrée explicitée, plutôt qu’assénée. La perspective de Lionel Maurel remonte loin (jusqu’aux Temps des cavernes), ne néglige pas les détails essentiels, et demeure accessible.

"Ce que j’ai voulu démontrer dans ma présentation : « Ce que copier veut dire ». Contrairement à ce que l’on veut trop souvent nous faire croire, copier, ce n’est pas voler ou tricher, mais apprécier, partager et réinventer pour créer à son tour.

Et c’est comme cela depuis la nuit des temps… Notre époque est la première à perdre le sens de cette vérité profonde."

Captation vidéo de l’intervention de Lionel Maurel.

II – Copy party (dans la Médiathèque Diderot)

Principes de l’expérimentation
Le 7 mars 2012, à La Roche-sur-Yon, Lionel Maurel, Silvère Mercier et Olivier Ertzscheid inauguraient le concept de Copy Party, par une première mondiale qui fait date. Le happening est à la fois militant et pédagogique : Lionel Maurel en explicite les fondements sur son blog (Silex) : » Depuis une réforme du régime de la copie privée intervenue le 20 décembre 2011, le législateur a explicitement indiqué que les copies privées, pour être légales, devaient être réalisées à partir d’une « source licite ». La loi n’indique cependant pas que ces sources licites sont limitées aux exemplaires dont le copiste serait propriétaire. A ce titre, il existe d’autres manières de se procurer de telles sources licites et les bibliothèques en sont une. En effet, consulter ou emprunter un document en bibliothèque constitue un moyen d’accéder légalement à une œuvre protégée. C’est la raison pour laquelle une Copy Party est désormais possible en bibliothèque. Avant la réforme de décembre 2011, des incertitudes existaient, à la fois dans la jurisprudence et dans la doctrine, au sujet de cette question de la source licite (dite aussi, « licéité de la source »).

Lors de la Copy Party, vous pouvez donc réaliser des reproductions à partir des documents et ressources qui font régulièrement partie des collections de la bibliothèque. Cela vaut par exemple pour les livres, les périodiques (revues et magazines), les CD ou les DVD. »

Notre proposition faite à Lionel Maurel, un des auteurs-initiateurs de cette journée et de ce concept, à la fois bibliothécaire et juriste, était de nous aider à réfléchir ensemble, par le biais de ce mode de rassemblement, sur cette notion de « communs » qui nous concerne tous. Son propos introductif (voir ci-dessus) aura mis en perspective la notion de Copy Party, laquelle, mise en pratique ensemble, fut une promenade réflexive (et non pas un hold-up, ou braquage de ressources ou ce qu’on pourrait s’imaginer en lisant trop vite : l’évènement Copy Party a des règles, il respecte les lois en vigueur et les interroge) au cœur de ce beau bâtiment, qu’est la Médiathèque Diderot de Rezé, une flânerie orientée.

Au top départ, lorsque chacun part en quête de quelque chose à copier, ce qui s’entame est un moment de recherche, d’une recherche active. Que voudrais-je emporter avec moi, et garder, de ces milliers de documents, se dit-on, face à la masse documentaire. Et tout comme une contrainte formelle et temporelle précipite l’écriture, en contexte d’atelier, l’orientation vers la copie, la formulation de cet "objectif" ludique enrichit notre errance entre les rayonnages.

L’échange qui suit, et conclut ce deuxième moment de la journée est riche en nouvelles questions et problématisations, entre bibliothécaires et usagers, entre individus, entre lecteurs, auditeurs, regardeurs : un partage.

III – Atelier de pratique

Durant cet atelier de pratique en groupe restreint, nous avons ensuite revisité, avec Catherine Lenoble, certaines des questions posées le matin, lors de l’intervention de Lionel Maurel et de la Copy Party qui suivit. Nous continuons de nous plier aux règles strictes de la copie privée : et pour ne pas diffuser de copie de ce document destiné à usage privé, nous en appelons à l’intertextualité, à la réécriture de ce que nous lisons. Ce que je copie je le lis, je me l’approprie, et sitôt lu, appréhendé, approprié, il en résulte autre chose. Ce que je lis, je le transforme, je l’augmente de ma lecture.  (Et le partage des connaissances est un élan, une porte ouverte vers de futures créations).

Exercice 1 Amplifier ou dégrader (Copie de copie de document)

Partant du document copié le matin même, gardé par devers soi, nous couplons cette appropriation à une réflexion sur sa nature même. Qu’advient-il de ce dont nous nous emparons, ce que nous lisons n’est-il pas sitôt réécrit en nous ? Après présentation de l’autobiographie des objets de François Bon (où chacun des objets du passé considéré ouvre, sinon un monde, du moins sur une perception et un trajet dans le monde : c’est comme si, chacun de ces objets, scruté, regardé de près puis de plus loin, envisagé dans ses rapports multiples avec son propriétaire, son intercesseur, son origine, sa destinée, pouvait permettre de déplier de façon heuristique une manière de voir et un parcours, à la fois intime et générique), nous allons scruter le document comme nous scruterions un objet étranger, et tenter d’en écrire tout ce qu’on peut en écrire jusqu’à épuisement.

La consigne,  donc :

Réécrire ce document – sans le paraphraser : c’est à dire : si c’est une image, l’écrire sans insert d’images ; si c’est du texte, l’écrire sans rien en citer ; l’écrire autre ; n’en révéler, dans le corps du texte, aucun élément contextuel trop éclairant (notice, auteur, date).

Les textes produits sont à lire ici.

Exercice 2 -  Le glossaire, suite.

Après l’intervention  du matin, par Lionel Maurel, relevé collectif des mots nouveaux pour les participants, travail de documentation en ligne puis reformulation individuelle par chacun des participants, d’un élément de langage inédit pour elle/lui. Les textes produits sont à lire ici.

Cette suite vient s’ajouter au #glossaire en germe, démarré journée 1,  à lire ici.

Le glossaire (#copy party, suite)

1 - Le glossaire, suite.

Après l’intervention  du matin, par Lionel Maurel,

Relevé collectif des mots nouveaux pour les participants, travail de documentation en ligne puis reformulation individuelle par chacun des participants, d’un élément de langage inédit pour elle/lui. À lire ici.

Cette suite vient s’ajouter au #glossaire en germe, démarré journée 1,  à lire ici.

Creative commons & licence Art Libre

voici 2  licences possibles pour les créateurs afin de garder des droits tout en donnant la possibilité de partager et faire circuler l’oeuvre..

Creative Commons

Creative Commons est une organisation à but non lucratif qui a pour dessein de faciliter la diffusion et le partage des oeuvres tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numerique.

Creative Commons propose gratuitement six licences qui permettent aux titulaires de droits d’auteur de mettre leurs oeuvres à disposition du public à des conditions prédéfinies. Les licences Creative Commons viennent en complément du droit applicable, elles ne se substituent pas au droit d’auteur.
Simples à utiliser et intégrées dans les standards du web, ces autorisations non exclusives permettent aux titulaires de droits d’autoriser le public à effectuer certaines utilisations, tout en ayant la possibilité de réserver les exploitations commerciales, les oeuvres dérivées et les conditions de redistribution.

infos

Licence ARTLIBRE

« Copyleft Attitude » a pour objectif de faire connaitre et promouvoir la notion de copyleft dans le domaine de l’art et au delà. Prendre modèle sur les pratiques liées aux logiciels libres pour s’en inspirer et les adapter à la création hors logiciel. C’est la raison pour laquelle nous avons mis au point la Licence Art Libre.


Licence Art Libre 1.3 (LAL 1.3)

Préambule :

Avec la Licence Art Libre, l’autorisation est donnée de copier, de diffuser et de transformer librement les oeuvres dans le respect des droits de l’auteur.

Loin d’ignorer ces droits, la Licence Art Libre les reconnaît et les protège. Elle en reformule l’exercice en permettant à tout un chacun de faire un usage créatif des productions de l’esprit quels que soient leur genre et leur forme d’expression.

Si, en règle générale, l’application du droit d’auteur conduit à restreindre l’accès aux oeuvres de l’esprit, la Licence Art Libre, au contraire, le favorise. L’intention est d’autoriser l’utilisation des ressources d’une oeuvre ; créer de nouvelles conditions de création pour amplifier les possibilités de création. La Licence Art Libre permet d’avoir jouissance des oeuvres tout en reconnaissant les droits et les responsabilités de chacun.

infos

jp

Kopimisme

Le Kopimisme (Kopimistsamfundet) est un mouvement reconnu comme une organisation religieuse en Suède, qui affirme que l’information est sacrée et pour laquelle le partage et la copie d’information est le sacrement1. Ses adeptes se font appeler Kopimistes (dérivé de copy me en anglais, qui signifie « Copiez-moi »).

(Source 14/3/2013 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Kopimisme )

Pour en savoir plus:

Site officiel (en suédois) :

DRM (Digital Rights Management) ou Gestion des droits numériques

Ont pour objectif de contrôler l’utilisation qui est faite des œuvres numériques.

Ces dispositifs techniques ou logiciels peuvent viser à :

  • restreindre la lecture du support à une zone géographique prévue (par exemple les zones des DVD) ;
  • restreindre la lecture du support à du matériel spécifique (par exemple les versions smartphone ou tablette) ;
  • restreindre la lecture du support à un constructeur ou vendeur (afin de bloquer la concurrence) ;
  • restreindre ou empêcher la copie privée du support (transfert vers un appareil externe) ;
  • restreindre ou verrouiller certaines fonctions de lecture du support (désactivation de l’avance rapide sur certains passages d’un DVD) ;
  • identifier et tatouer numériquement toute œuvre et tout équipement de lecture ou enregistrement (pour faciliter le pistage des copies non autorisées, mais surtout empêcher la personnalisation et donc le contrôle d’une technologie, par exemple empêcher l’installation d’un autre système d’exploitation sur un ordinateur).

…  suite

En image: DRM CHAIR

L’a-copie ?

Aujourd’hui, tout peut se copier sur le net ! mais demain les fournisseurs d’accès seront sans doute les maîtres décisionnaires en la matière.  les documents stoker bien entendu sur le disque dur de nos machines sont facile à copier. Mais  Apple..avec le développement de  icloude se substitut à la mémoire de nos outils, même si pour l’instant il permet une consultation même sans connexion, demain la copie sera sans doute moins aisée et soumise à conditions !